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Essilor et Luxottica se déchirent sur la gouvernance

Essilor suspecte Leonardo Del Vecchio, premier actionnaire du groupe, de vouloir renforcer son contrôle. Ce qui contreviendrait à l’accord de fusion.

Par  Olivier Pinaud le 18/03/2019



Visibles depuis plusieurs semaines, les tensions entre Essilor et Luxottica, pourtant officiellement fusionnés depuis octobre 2018, sont montées d’un cran hier. La volonté annoncée de Leonardo Del Vecchio, fondateur de Luxottica, premier actionnaire et PDG du groupe fusionné EssilorLuxottica, de transférer une partie de ses prérogatives à son bras droit Francesco Milleri a fait bondir le camp français. La nature de ces prérogatives n’a pas été précisée.

«La délégation unilatérale de pouvoir par le PDG n’est pas prévue par l’accord de fusion (business combination agreement) sans l’accord du vice-PDG (executive vice chairman)», indique à l’agence Agefi-Dow Jones une source proche d’Essilor, qui rappelle que «seul le conseil d’administration d’EssilorLuxottica décidera pour les principaux dirigeants, y compris pour le futur directeur général». Le vice-PDG d’EssilorLuxottica est Hubert Sagnières, ancien PDG d’Essilor.

Essilor suspecte Leonardo Del Vecchio, âgé de 83 ans, de vouloir faire de Francesco Milleri le futur directeur général du groupe fusionné. Et de mettre définitivement la main sur EssilorLuxottica, sachant que Delfin, la holding de Leonardo Del Vecchio, contrôle 31,4% du capital du groupe de verres d’optique et de montures. «Une nomination unilatérale par le président exécutif serait un signe de reprise sans prime aux actionnaires d’Essilor par Delfin», tonne la source proche d’Essilor.

Malgré la position de Delfin au capital, l’Autorité des marchés financiers (AMF) lui avait accordé en avril 2017 une dérogation pour ne pas avoir à lancer d’OPA sur le solde du capital, l’opération ayant été soumise à l’approbation des actionnaires en AG, conformément à l’article 234-9 du règlement général de l’AMF.

La semaine dernière, lors de la présentation des premiers résultats depuis la fusion, même si EssilorLuxottica ne souhaitait pas aborder la question de la gouvernance, le sujet est revenu dans les questions des analystes financiers. Ils redoutent que les tensions paralysent l’intégration et pèsent sur les performances opérationnelles du groupe. L’action a perdu 1,35% hier portant à 7,24% sa baisse depuis le 1er janvier.

EssilorLuxottica vient tout juste de se mettre en quête d’un candidat pour le poste de directeur général, en interne et en externe, a précisé la semaine dernière Laurent Vacherot, directeur général d’Essilor. La nomination du directeur général d’EssilorLuxottica doit intervenir avant la fin 2020, ce qui laisse le temps pour que les deux partenaires se déchirent un peu plus.

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