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Le plan stratégique de Neopost ne convainc pas

Le spécialiste du traitement du courrier privilégie des acquisitions ciblées au détriment du dividende. L’action a dévissé de plus de 17% hier.

Par  Yves-Marc Le Réour le 28/01/2019



Le programme de transformation présenté hier par Neopost lors de sa journée dédiée aux investisseurs vise à recentrer le groupe français de traitement du courrier autour de quatre pôles principaux tout en procédant à des acquisitions sélectives. D’un point de vue géographique, il concentrera ses efforts sur l’Amérique du Nord et les principaux pays d’Europe occidentale, deux régions dans lesquelles il réalise au total plus de 85% de son activité. La rationalisation des activités passera par la mise en place d’une nouvelle structure managériale qui pilotera ces opérations «de manière beaucoup plus intégrée», en vue de créer davantage de synergies commerciales dans chaque grande zone géographique.

Sur la période 2019-2022, le plan stratégique «Back to Growth» de Neopost fixe un objectif de croissance annuelle du chiffre d’affaires d’environ 5% hors effets de change, accompagné d’un résultat d’exploitation (Ebit) courant proche de 10%. Son ratio de conversion de cash-flow libre sur Ebit courant annuel devrait atteindre au moins 50%. «L’objectif est d’atteindre un profil d’entreprise plus équilibré d’ici à 2022, afin d’assurer au-delà une croissance organique durable et profitable», relève le groupe. Il n’exclut pas d’augmenter la part de sa dette nette non affectée au leasing tout en maintenant un ratio d’endettement net hors leasing inférieur à 3 fois.

L’action a terminé la séance sur une chute de 17,2% à 21,46 euros. Les investisseurs ont très mal perçu la nouvelle politique de retour aux actionnaires, destinée à accroître la marge de manœuvre du groupe dans l’allocation de son capital. Alors qu’il prévoit d’ici à 2022 une enveloppe moyenne d’acquisitions de 100 millions d’euros par an et un montant similaire pour les investissements, son taux de distribution représentera au minimum 20% du résultat net part du groupe, avec un dividende fixé à un plancher absolu de 0,50 euro par action. En 2017, le dividende proposé avait atteint 1,7 euro par action et les analystes tablaient en moyenne sur 1,58 euro au titre de l’exercice 2018.



L’activité de consignes automatiques s’étend

Alors que le traitement du courrier, en déclin structurel, représentait encore 70% du chiffre d’affaires en 2017, ce plan stratégique devrait réduire cette proportion à moins de 50% à l’horizon 2022. Comme cette activité génère des flux de trésorerie récurrents importants, le groupe espère gagner des parts de marché «en réinvestissant dans son offre de produits» et en maintenant la qualité du service apporté à la clientèle.

Son deuxième pôle repose sur l’automatisation des «business process», dont le potentiel de croissance découle d’une réglementation favorisant le passage à des procédés digitaux. Après avoir déployé sa gamme de produits dans les flux de facturation, le groupe, qui s’adresse ici principalement aux PME, compte élargir son offre à la gestion des commandes et des achats. Dans le pôle de gestion de l’expérience client, qui permet notamment aux prestataires de services d’impression de fournir des communications multicanales personnalisées, il prévoit d’appliquer ses solutions à de nouveaux marchés verticaux comme les services financiers, les télécoms et les services publics.

Enfin, son activité de consignes automatiques dans la livraison de colis est portée par l’expansion du commerce électronique. Après être entré sur les marchés français et japonais, le groupe cible en priorité les Etats-Unis. Il a d’ailleurs séparément annoncé hier l’acquisition de la société américaine Parcel Pending pour un montant «supérieur à 100 millions de dollars», soit plus de 88 millions d’euros. Cette entreprise, qui emploie plus de 150 collaborateurs, a dégagé un chiffre d’affaires de 30 millions de dollars l’an dernier.

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