Le guide des Etats-Majors

X

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer des services ou des offres adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus

La Bourse ne croit plus à un rebond de Parrot

Après sa chute de 55% vendredi, le groupe ne pèse plus que 48 millions d’euros, deux fois moins que sa trésorerie. Le marché des drones sature.

Par  Olivier Pinaud le 26/11/2018



Des résultats « très décevants ». Un retournement du marché «brutal et inattendu» qui intervient «au plus mauvais moment». Henri Seydoux, le fondateur, PDG et premier actionnaire de Parrot, ne se défausse pas au moment de commenter les chiffres du troisième trimestre 2018. Mais pour les actionnaires du fabricant de drones, la perte nette de 51,8 millions d’euros – là où les analystes d’Oddo BHF attendaient un mini déficit de 1,7 million – est le dérapage de trop. Le cours de l’action Parrot s’est effondré de 54,86% vendredi à la Bourse de Paris. Le groupe, qui a valu plus d’un milliard d’euros mi-2015, ne capitalise plus que 48 millions.

Après avoir un temps privilégié le marché des drones et des applications pour les professionnels, afin de s’affranchir de la concurrence des constructeurs chinois sur les appareils grand public, Parrot a tenté avant l’été 2018 un retour sur ce segment en lançant l’Anafi, un drone haut de gamme équipé d’une caméra 4K. Mauvais timing : le marché des drones grand public s’est violemment contracté au troisième trimestre.



Taux de pénétration stagnant
à 8-10% de la population

Selon les données de GFK et de NPD, les ventes de drones de 500 à 800 euros, la catégorie visée par Parrot, ont chuté de 40% en unité et de 33% en valeur, dans les seuls magasins physiques. Parrot se console en observant que cela signale un meilleur maintien des prix que pour les drones d’entrée de gamme et assure reprendre des parts de marchés derrière le numéro un mondial, le chinois DJI.

Mais ce retournement démontre un mal plus profond pour Parrot. Henri Seydoux parle de «crise de croissance» pour un type d’appareils électroniques dont le taux de pénétration plafonne entre 8% et 10% de la population. Les drones «ne sont donc pas massivement achetés à ce stade par les segments de clientèle large» et le «challenge va être de multiplier les usages et les segments de clientèles», prévient Henri Seydoux.

Pour tenter de relever ce défi, Parrot va contracter ses charges (un plan de départ d’une centaine de salariés sur les 600 que compte le groupe va être lancé) et va gérer sa trésorerie au plus près. Des 171 millions d’euros comptés à fin septembre, grâce aux 108 millions reçus de la vente de la filiale automobile à Faurecia, il ne restera plus que 100 millions fin 2019, prédit Parrot. Soit 3,3 euros par action. Vendredi, le cours cotait 1,58 euro, signe qu’aujourd’hui les investisseurs ne sont plus prêts à faire le pari d’un énième rebond de Parrot.

A LIRE AUSSI

14/01/2019

HLDI et HLD renforcent leur contrôle sur Tessi

Deux ans après avoir pris le contrôle de Tessi, pour ce qui était alors leur premier investissement en commun, HLDI et HLD Europe veulent renforcer ...


07/01/2019

Des minoritaires de Sequana attaquent Bpifrance

17/12/2018

La famille Bouygues adresse un message de confiance à 91 millions d’euros

10/12/2018

Amber s’invite au capital de Suez



NOMINATIONS

 
Nommé le 18/01/2019
Prise de fonction le 01/02/2019
 
Nommé le 18/01/2019
© Baptiste Lignel
 
 
Nommé le 18/01/2019
 
Nommé le 18/01/2019
© L. Mary