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Chanel révèle ses secrets financiers

Pour la première fois de son histoire, le groupe de luxe a publié ses résultats. Mais pas dans une optique de cotation en Bourse, assure-t-il.

Par  Olivier Pinaud le 25/06/2018



Un des secrets économiques les mieux gardés au monde est tombé. Pour la première fois de son histoire, Chanel a dévoilé hier ses résultats financiers. «Un moment historique pour Chanel», a reconnu hier son directeur financier Philippe Blondiaux dans une interview accordée à Reuters, alors que tous les grands concurrents de Chanel, LVMH, Kering, Richemont ou Hermès sont tous cotés en Bourse. «Nous avons réalisé que notre culture de discrétion ne nous servait plus. Cette publication permettra aux commentateurs d’avoir les exactes données chiffrées sur la santé financière de Chanel», a expliqué Philippe Blondiaux.

La griffe créée en 1910 par Coco Chanel et contrôlée par la famille Wertheimer a réalisé un chiffre d’affaires de 9,62 milliards de dollars en 2017, en progression de 11,5% en données publiées et de 11% à taux de change constants. Ce montant le place loin derrière LVMH (42,6 milliards d’euros en 2017), mais le numéro un mondial du luxe compte aussi à son portefeuille des marques de champagne ou de distribution (Sephora).



Une société «solide, indépendante et privée» 

Chanel ne détaille pas le poids respectif de ses cosmétiques, de sa mode et maroquinerie et de son horlogerie-joaillerie. Mais à près de 10 milliards de dollars (soit 8,6 milliards d’euros), elle est proche de la seule griffe Louis Vuitton dont les ventes sont estimées à plus de 8 milliards d’euros. Chanel est également derrière Kering (15,5 milliards) mais devant Hermès et Richemont (autour de 5,5 milliards chacun).

Le résultat opérationnel de Chanel a grimpé de 22,5% en 2017 à 2,69 milliards de dollars, faisant ressortir une marge opérationnelle de 28%, et son résultat net a progressé de 18,5% à 1,79 milliard. Hermès, champion de la rentabilité dans le secteur du luxe, a dégagé une marge opérationnelle de 34,6% en 2017. Chanel a dégagé un free cash flow de 1,63 milliard de dollars, en hausse de 5,7%, et sa dette financière nette n’était que de 18 millions à la fin 2017.

A la question de savoir si cette publication pouvait précéder une éventuelle mise en Bourse ou une cession, Philippe Blondiaux assure que «c’est tout le contraire» : «ces chiffres montrent que nous disposons de tous les moyens de rester ce que nous sommes. Une société incroyablement solide (...) qui peut rester indépendante et privée pour les cent ans qui viennent.»

En appliquant un multiple médian de 22 fois le résultat opérationnel 2017, entre les 18 de LVMH et les 26 d’Hermès, Chanel pourrait se valoriser près de 60 milliards de dollars.

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